07 septembre 2010
Secret des songes /ลับฝัน
Record 1998

Il était écrit quelque part que celui qui ne s'était laissé perdre volontairement dans une de ces rues humides et chaudes n'aurait connu ni la peur ni l'amour.
Quand vient le soir, nuées de cafards, sorties de douches sous les moustiques voraces, le fan-air tourne bruyamment, émettant un bruit caractéristique au long rythme qui s'éloigne et se rapproche.
De l'extérieur les cris, les voitures, va et vient des hommes et des femmes, marchés ambulants, rires...
Toujours une sorte d'inquiétude à sortir dans ce chaos, il faut se pousser un peu, préparer l'appareil, le flash au cas ou, c'était encore le temps de la pellicule, que choisir, 400 poussée à 800 évidemment, les 3200 ne passaient pas les aéroports.
On mange à toutes heures dans ces gamelles invisibles, sous la flamme, les visâges souriant comme par instant de lumière, on se découvre farang, les regards changent soudain. Il faut frôler comme un chat les murs, basculer des trottoirs énormes, voir sortir les rats aux pattes hautes. S'asseoir quand même sur les petites chaises d'enfants en plastique de couleurs vives devant ces sortes de table de camping avec baguettes, petite bougie et bol de soupe, toujours magnifique, un néon grouillant de bestioles fondantes, parfois des lampions joyeux, regarder ébahit se dégager l'amour de tout ce fourbi, méli-mélo, odeurs et fumées, jeunes couples en motos tournant autour de la ville en transe. Ces longues marches de nuit n'ont d'équivalentes que le rêve le plus beau, conte pour tous à emporter sur soi avant le retour à cette sorte de civilisation d'où l'on était issue, icône pour survivre ensuite à Paris.
On avançait les pieds dans le noir sans trop savoir sur quoi l'on marchait, craquelant, grouillant, sur ce ruban qui mène au château des mystères, aucune réponse à trouver, les yeux comme des soucoupes, entendre et voir, emmagasiner le tout vite fait, les années d'études s'envolent, toute cette connaissance n'a plus aucun sens face à celà, comment ne pas échapper à cette vague de châleur de bien être, on fondait, suait, perdait les dernières certitudes, vraiment d'aucune aide ici. Ce qu'il nous restait, le coeur de l'homme, pourquoi était -il venu avec ses grosses chaussures ici, pour quel projet ou vague prétexte, illusion qui ne dure qu'un instant.
Bien entendu, on ramène quelques glorioles à brandir pour donner le change à son retour, épater la galerie. En fait de toute cette masse récoltée, au fond ne se souvenir que de cette rumeur étrange qui jamais ne prenait fin, le sommeil ne venait pas facilement dans ces lieux ou le soleil se couche à 18 heure pour faire place à ce théâtre qu'un créateur exceptionnel n'aurait pu imaginer plus beau, avec tant de possibilitées renouvelées par magie, comme à chaque fois, les jours et les jours n'épuisaient rien, on trouvait le mouvement sans fin, le balancier infini, s'entrechoque les images et les sons. Bouddha par ici, temple par là. Se reposer là, sur un vieux muret, faire le point dans ce tourni, manège des grands rêveurs, était-on à la limite entre le réel et l’irréel, on ne se pose pas vraiment la question, on vit, respire le droit d'exister enfin, prendre quelques miettes du paradis pour oiseaux de couleurs, voix aigrelettes, musique sortant d'on ne sait trop quelle sono poussée à bloque, le sirop thaï , la langue qui glisse à l’intérieure de vous comme un baume de l’enfance, qui vous soignerait de tout, et il vous soignait de tout. De tout ? de tout. On oublie les angoisses maladives des collèges gris, des violences, des profs maladroits, des désespoirs verlainiens, être compris. On l’était ici, quelques moqueries cependant, il faut accepter. Douce voilà ce qu’était la nuit, à nouveau croire à quelque chose de tangible, de vérité sévère. Pas la peine de la partager, la solitude n’était que fruit à récolter, tout ce temps qui affluait nous redonne la foi des floués. françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved

Record 1998
Secret dreams / ลับฝัน
It was written somewhere that those who had left voluntarily lose in one of those hot and humid streets have known neither fear nor love.
When it is evening, swarms of cockroaches, exits showers voracious mosquitoes in the air fan runs loud, emitting a characteristic sound throughout pace away and closer.
From the outside shouting, cars coming and going of men and women, street markets, laughter ...
Always a concern to leave in this chaos, we have to push a little, ready the device, the flash in case it was still time for the film, what to choose, 400 pushed to 800 course, 3200 did not go the airport.
It eats at all hours in these bowls invisible under the flame, the smiling faces as being light, we discovered farang, eyes suddenly change. It should be like a cat brush walls, sidewalks huge switch, see the rats come out legs high. Still sit on small chairs for children in brightly colored plastic in front of these kinds of camping table with chopsticks, a small candle and bowl of soup, always beautiful, a teeming neon melting of bugs, sometimes lanterns joyous, look ébahis emerge the love of all that kit, mishmash, odors and smoke, young couples on motorbikes around the city in a trance. These long walks at night are equivalent to the dream most beautiful tale for all to take on itself before returning to this kind of civilization where we came from, then icon to survive in Paris.
It was moving his feet in the dark without knowing what we walked cracked, teeming on this tape that leads to the castle of mysteries, finding no response, eyes like saucers, hear and see everything quickly store Indeed, grades gone, all this knowledge no longer deal with this, how can we not escape the heat wave of well-being, based on, suait, losing the last certainties, indeed of no help here. What we left, the heart of man, why was he came with his large shoes here, for what project or vague pretext, that illusion only lasts a moment.
Of course, it brings some boastful to brandish for the change on his return grandstanding. In fact this whole mass collected at the bottom only to remember that this strange rumor that never ended, sleep did not come easily in such places or the sun goes down to 18 hours to make way for a theater exeptionnel creator could not imagine a more beautiful, with so many possibilities renewed by magic, as always, the days and days does nothing, there was movement without end, infinite beam, and images collide sounds. Buddha here, temple there. Rest there, on an old wall, to the point in this turning, riding school of the great dreamers, was on the boundary between the real and the unreal, it does not really matter, we live, breathe right to exist finally, take a few crumbs for birds of paradise of colors, tart voice, music coming out of it is unclear what sono thrust blocks, the syrup Thai, the language that slides inside like a balm of Children who cure you of everything, and you cared about everything. Of everything? everything. We forget the anguish colleges sickly gray, violence and clumsy teachers, despairs verlainiens be understood. It was here, some teasing, however, we must accept. Fresh is what the night to believe in something tangible, truth severe. Not bother patarger, loneliness was the fruit to harvest, all this time who flocked gives us the faith of cheated.
มันเป็นที่เขียนว่าบรรดาผู้ที่มีซ้ายสมัครใจเสียคนหนึ่งในหมู่ผู้ร้อนชื้นและถนนได้รู้จักไม่กลัวไม่รัก.
และเมื่อได้มีเย็น, swarms ของ cockroaches, ออกฝักบัวละโมบ mosquitoes ในอากาศพัดลมรันอึงอล, emitting มีลักษณะเสียงตลอดก้าวหนีและใกล้.
จากนอกตะคอก, รถมาและไปของชายและหญิงถนนตลาดเสียงหัวเราะ ...
เสมอข้อกังวลออกในกลียุคนี้เราได้เพื่อผลักดันเพียงเล็กน้อยและพร้อมอุปกรณ์, แฟลชในกรณีที่ยังคงเป็นเวลาสำหรับภาพยนตร์สิ่งที่เลือก, 400 pushed 800 แน่นอน 3200 ไม่ไปสนามบิน.
และอาหารที่ทุกชั่วโมงในโบลิ่งล่องหนเหล่านี้ภายใต้ความโชติช่วงที่ใบหน้ายิ้มเป็นแสงสว่างเราค้นพบ farang, ตากึกเปลี่ยน. ควรเหมือนแมวแปรงผนัง, sidewalks ใหญ่สลับโปรดดูที่ rats ออกมาขาสูง. ยังนั่งบนเก้าอี้เล็กสำหรับเด็กในเรืองรองสีพลาสติกหน้าเหล่านี้ชนิดการชุบด้วยการบูรตารางตะเกียบ, ขนาดเล็กเทียนและขันของซุป, เสมอสวยงามมีการให้กำเนิดของธาตุนีอ็อนใจอ่อนโรคจิตบางครั้ง lanterns ปีติมองอุบัติ ébahis ที่รักในสิ่งที่ชุด, ยำ, odors และการสูบบุหรี่, หนุ่มสัมมนาหรือคู่รัก motorbikes ในรอบเมืองตาลอย. เหล่านี้ยาวเดินในเวลากลางคืนจะเทียบเท่าในฝันความสวยงามนิทานทั้งหมดเพื่อใช้กับตัวเองก่อนที่จะกลับมายังชนิดนี้อารยธรรมที่มาจากเราแล้วไอคอนเพื่อรอดในปารีส.
มันเป็นของเขาย้ายฟุตในความมืดโดยไม่ทราบว่าสิ่งที่เรา walked แตกระแหง, การให้กำเนิดนี้เทปที่นำไปสู่การปราสาทของ mysteries, หาไม่ตอบสนองตาเช่น saucers, ได้ยินและเห็นทุกสิ่งอย่างรวดเร็วเก็บแท้จริงเกรดไปแล้วทั้งหมดนี้ไม่มีความรู้กับนี้วิธีที่เราไม่สามารถหนีความร้อนคลื่นของผาสุกตาม, suait, สูญเสียสุดท้าย certainties แท้จริงของไม่มีความช่วยเหลือที่นี่. สิ่งที่เราซ้าย, หัวใจของมนุษย์เขาคือเหตุผลที่มากับเขาใหญ่ที่นี่รองเท้า, สิ่งที่โครงการหรือคลุมเครือข้ออ้างที่หลอกลวงเท่านั้น lasts สักครู่.
แน่นอนมันมาบางเป้อเย้อเพื่อกวะแกว่งสำหรับการเปลี่ยนแปลงของเขากลับ grandstanding. ความจริงนี้ทั้งหมดที่เก็บรวบรวมมวลที่ด้านล่างเฉพาะทราบว่านี้แปลกโจษจันที่ไม่สิ้นสุดลงนอนไม่ได้มาได้อย่างง่ายดายในสถานที่ดังกล่าวหรือดวงอาทิตย์จะไปลงไป 18 ชั่วโมงเพื่อให้วิธีสำหรับโรงละคร exeptionnel ไม่สามารถสร้างจินตนาการมากกว่าสวยงามด้วยดังนั้นหลายใหม่เป็นไปได้โดยมายากลตามปกติในวันและวันใดจะมีการเคลื่อนไหวโดยสิ้นสุด, อนันต์คานและรูปภาพประสานงาเสียง. พระพุทธรูปที่นี่มีวัด. ที่เหลือนั้นในเก่าผนังไปที่จุดนี้การเปลี่ยน, ขี่โรงเรียนที่ยอดเยี่ยม dreamers แล้วในขอบเขตระหว่างจริงและลวงตามันไม่จริงๆว่าเรามีชีวิตอยู่หายใจขวาที่จะอยู่ในที่สุดใช้เวลาสองสาม crumbs สำหรับนกของสวรรค์ของสีส้มเสียงเพลงออกมาเป็นสิ่งที่ไม่แน่นอน sono จวกบล็อคที่น้ำเชื่อมไทย, ภาษาที่สไลด์ภายในเหมือนหม่องของเด็กๆที่คุณแก้ของทุกสิ่งและคุณเกี่ยวกับการดูแลทุก. ทุกสิ่ง? ทุกสิ่ง. เราลืมความปวดร้าววิทยาลัยกระออดกระแอดสีเทาความรุนแรงและเล่อครูสิ้นหวังจะเข้าใจ verlainiens. มันเป็นที่นี่บางล้อเล่นแต่เราต้องยอมรับ. สดเป็นสิ่งที่เวลากลางคืนเพื่อศรัทธาในสิ่งที่แน่ชัด, สัจธรรมรุนแรง. ไม่ตื๊อ patarger, ความเหงาเป็นผลไม้ที่จะเก็บเกี่ยวทุกครั้งนี้ผู้ที่ flocked ให้เราศรัทธาของดัก.
Magga Ariyattangika

La musique qui m'est la plus douce à l'oreille est sans aucun doute lorsque le soleil disparait et que le monde de la nuit se lève avec le chant des grillons crapauds et autres animaux, une merveilleuse bande son des tropiques qui rassure et tranquillise sur la pérennité du monde tel qu'il était et le restera. Il me suffit d'y être et la carapace fond pour le plaisir de s'émouvoir, les soirs tièdes dans les petites rues que l'on arpente sans trop savoir, mais surtout de vivre à ce moment cette sorte de langueur dont on ne sait de quel possible sera faite la nuit.
Mon âme Thaïe, douceur et douleur: My soul Thai, sweetness and pain ของฉันชีวิตไทย, หวานและปวด

Je m'absente quelques minutes, laisse sur la table un vieux ticket cartonné bleu de bus thaï chiffonné, le regard dans le passé, j’esquisse un sourire. Les tables sont disposées sur des niveaux différents à l’extérieur, le vieux cuisinier grille la viande au milieu des flammes qui montent hautes comme les lucioles, je revois aussi ces lanternes accrochées dans ces immenses ficus. La paix plane au-dessus de ce restaurant géant où les familles viennent fêter un évènement exceptionnel, un anniversaire.
Je fixais ces images en priant le ciel de m'y ramener un jour.
Dans l'intimité de leur vie si ramassée autour du savant goût à sucer l'os de poulet, il ne faut rien gâcher c'est la loi de ce barbecue immense d'où l'on ressort remplie comme la lune et joyeux, était-ce la première nuit de Loy Kratong ?
L'homme-clown de sa main magique fabrique avec des ballons multicolores des personnages drôles qui enchantent les enfants. Les yeux noirs brillent comme des fruits, les lèvres généreuses rondes, les insectes voltigent.
Le temps semble s'être absenté délicatement, nous laissant nous regarder vivre, être heureux, c'est cela et rien de plus, le rudiment de l'existence, le B a Ba des débuts, de la grande histoire qui ne cesse de dérouler son film dans ma tête. Les plats se succédent comme la montagne des songes, les desserts dégoulinant, la nuit suffit pour l'éternité.
Il fallait percevoir les infra-sons de ces regards, ces tourments simples et âmes meurties parfois par la violence des histoires, ruptures et recommencement, espoirs sans cesse recommencés. Telle cette musique isaan ;Oon à la tristesse infinie en même tant qu'elle promettait l'amour Rak aussi doux que les peaux de satin dans le râle d'une fin du monde accomplie dans sa totalité, des éléments constitufifs d'une vie totale avec son point final comme un pauvre insecte au bout de sa mécanique.
My soul Thai, sweetness and pain
I'm away a few minutes left on the table an old blue card ticket Thai crumpled bus, look in the past j'esquisse a smile. The tables are arranged on different levels on the outside, the old grill cook meat in the middle of flames rising as high as fireflies, as I see these lanterns hung in the huge ficus. Peace plane over this giant restaurant where families come to celebrate an exceptional event, a birthday.
I fixais these images the sky in prayer to bring me one day.
In the privacy of their life if gathered around the scholarly taste sucking the bones of chicken, so do not ruin the law of this huge barbecue where we met clear as the moon and joyful, was this the first night of Loy Kratong?
The man-clown of his hand makes magic with multicolored balloons of funny characters that delight children. The eyes shine like black fruit, generous lips round, fluttering insects.
Time seems to have gently away, leaving us watching us live, be happy, and this is nothing more than the rudiments of life, the B Ba beginnings, the great history that continues to unfold his film in my head. The dishes follow the mountain of dreams, desserts dripping at night enough for all eternity.
It should receive the infra-sounds of those looks, those simple souls torment Killing sometimes violent stories, breaks and repetition hopes constantly repeated. That this music Isaan; Oon infinite sadness at the same time as it had promised Rak love as sweet as the skins of satin in the rattle of an end of the world done in its entirety, elements of a life constitufifs Total with its end point as a poor insect after its mechanics.
ของฉันชีวิตไทย, หวานและปวด
ฉันหนีไม่กี่นาทีซ้ายบนโต๊ะเก่าสีน้ำเงินบัตรไทยยู่ยี่ตั๋วรถโดยสารมองในอดีต j'esquisse ยิ้ม. ตารางที่จะจัดในระดับที่แตกต่างกันในด้านนอก, เก่าฟอกซักหุงเนื้อในกลางลุกไหม้เพิ่มขึ้นตามที่สูงเป็น fireflies ตามฉันเห็นเหล่านี้ lanterns แขวนในใหญ่ ficus. ศานติเครื่องบินมากกว่านี้ยักษ์ครอบครัวร้านอาหารที่มาฉลองเหตุการณ์พิเศษที่มีวันเกิด.
ฉัน fixais รูปภาพเหล่านี้ฟากฟ้าในการละหมาดเพื่อนำมาให้ฉันหนึ่งวัน.
ในความเป็นส่วนตัวของชีวิตหากรวบรวมรอบคงแก่เรียนลิ้มรส sucking กระดูกของไก่ดังนั้นอย่าย่อยยับกฎหมายนี้บาร์บีคิวใหญ่ที่เราพบชัดเจนเป็นดวงจันทร์และเบิกบานคือนี้แรกของกลางคืน Loy Kratong?
ที่มนุษย์ตุ๊ยมือของเขาจะทำให้มายากลที่มีหลายสีลูกโป่งของตลกอักขระที่ปรีดิ์เปรมเด็ก. ตาดำเปล่งปลั่งเช่นผลไม้เผื่อแผ่ริมฝีปากตลอดเผยิบผยาบแมลง.
เวลาที่ดูเหมือนว่าได้ระรวยห่าง, ออกจากเราเราอยู่เฝ้าดู, มีความสุขและนี้ไม่มีอะไรมากกว่า rudiments ชีวิตที่บี Ba จุดเริ่มต้นที่ใหญ่ที่ยังคงประวัติตีแผ่เขาฟิล์มในหัวของฉัน. การปฏิบัติตามจานภูเขาของฝัน, desserts แหมะในเวลากลางคืนพอสำหรับทั้งหมดกัลป์.
ควรได้รับ infra-เสียงของบรรดารูปลักษณ์ที่ได้ให้บรรดาง่ายๆแก่ตัวลงโทษฆ่าบางครั้งรุนแรงเรื่องราวหยุดพักและการท่องจำหวังนิจศีลซ้ำ. นั่นนี้เพลง Isaan; Oon เหลือหลายโทมนัสในเวลาเดียวกับที่มันได้มีสัญญารักรักหวานเป็นที่ผิวหนังของซาตินในการพูดฉอดสิ้นสุดของโลกกระทำครบถ้วน, องค์ประกอบของชีวิตรวม constitufifs ที่มีจุดสิ้นสุดเป็นยากจนแมลงหลังจากความกลศาสตร์.
Tai Oratai ต่าย อรทัย : Gin Kow Reu Young
Empower foundation.th (women right be in danger)

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Le luk thung originaire de la campagne, musique Isaan, très populaire en Thaïlande, est présente en permanence dans tous les lieux, gare, bus, train, centres commerciaux, marchés, souvent sur-saturées par des bafles approximatifs, l'ensemble est d'une nature affective qui rattache encore toujours plus à ce pays incompréhensible sans la langue qui le contient physiquement, c'est un liquide chaud et sucré qui semble vous parcourir, l'amour entre les êtres, l'homogéneité d'une nation autour d'une douceur mêlée de tristesse majestueuse face aux difficultés de l'existence aprement gagnée toujours avec dignité. Il faut savoir écouter ces chants de cette pâte complexe, de tous les pièges qui se ferment très vite sur les êtres fragiles, pourtant dotés d'un fond presque virginal baigne dans la lumière des commencements.
Lanna Commins Wai jai dai kah
les années passent et nul n'oublie ce qu'a été le bonheur, espace étiré comme un fruit que l'on cueille...
je me souviens, comme en écho, en travers de la gorge un prénom qui tinte.
Vagabond que veux tu ?
regarde moi
Impénétrable au milieu de neige comme les nuages,
De ses pics hauts perchés, ses troncs sévères
Celui que tu aimais jadis
Le pied léger, les plaines dangereuses
Prisonnier et revenu de tout
Errant comme en enfer maintenant
Ne vois-tu pas ?
De pâte faite de compassion pour les âmes simples et maladroites
Oh les beaux rêves, princesses et reines des fossés
Miroir de facettes pour y retrouver la noblesse incrustée
Mais ici hélas,
Surgit le mal par le dos, l'engourdissement du coeur
Déception et tristesse enfouissement dans un corps
retraits des sens vitaux, de l'oeuf originel
Blessure teintée de pitié
Ah le rire dans l’oeil d’une pauvre victoire
Par ceux qui croient posséder
N'ont que du sable d'or entre les doigts

moon temple

Nats

Ananda

C’était hier, pourtant sur les écueils de corails
Me souviens-je des chauves-souris dans le noir
Qui frôlent mes cheveux comme ça
Au loin résonnent les chants sacrés des femmes assises
Dans l’écho des couloirs profond, Ananda fraîche
L’odeur âcre peuple les pierres
Sombre et insaisissable mystère des Ors
Charrues croisées par les sentiers troués
Surprennent les amants volés
A la saveur de Tanaka, sur ses mains
Un signe seulement, le corps aspiré par la nuit.
Ananda
Pauvre Sisyphe

Le cœur gros il allait çà et là, croyant ramasser des pierres précieuses, on lui disait que tout ceci ne valait rien sur le marché. Prenant son bâton de pèlerin, il triturait dans la boue pour recueillir alors le souffle d’une âme aussi légère que la plume.
Tirant, traînant les sacs de caillasses, le trésor était invisible pour les passants. Alors dans la fureur, il ne savait qu’amasser ces galets sans valeur.
Pourtant chaque fois qu’il voulait jeter cette montagne inutile, un sursaut l’y en empêchait, son regard perdu qui portait loin sentait autre chose au-delà. Peut-être jamais ne verrait-il la portée de ses longues errances entre sourires et fuites en avant, le temps perdu à regarder le monde.
Tout était fragile, comme un bric-à-brac, le silence de ses révoltes bouleversantes, incomparables, une poursuite de l’art sans le verbe, les lieux où il faut apercevoir en une fraction de regard les plus belles attitudes, senteur des peaux, lointaines et pourtant là devant soi.
Cette chance venait toujours à-propos, quant à priori les traces de pas semblaient effacées, ne menaient nulle part. On se retrouvait les mains tendues en avant dans le noir au hasard, dédales des ruelles de terre, tâtait qui un arbre, qui un pot, pour se poser au milieu de la placette merveilleuse de nos rêves, plantes grasses et fleuries pourpres, de temple, dont personne pourrait nous reprendre, comme une fine parcelle de cette poudre d'Or de Tanaka déposée sur la joue brune et embaumée de Nué-nué.

Girls rose bonbon

Les routes effacées

Merapi s'est éveillé
S’ébrouant comme un vieux chien
Le Mérapi hier s’est envolé
Surgissent les hommes aux mains blessées
Mais sur la Loire ancienne aussi
L’ai entendu cracher le feu
Comme un signal, s’enfuir partir
Les nuages glissent sur la mer grisée
Paquebots et pétroliers
Dans le détroit de Malacca,
Pêcheurs en armes sur des bateaux de bois
Près de la mer de java
A Gogyakarta mon âme archipel
S’est éveillé pour de bon
Les hommes ainsi statufiés comme sous l’antiquité
Dans le chaos des enfers, le Mérapi enfin
Nous a donné la raison d’espérer de sa voix sombre
Je l’ai entendu, ce matin
Le feu la lave et l’eau
Le feu la lave et l’eau
Ont rasé pour l’éternité
En d'autres temps sur un volcan
Assis sur la pierre collée
Les nuées, amours ardentes
L’horizon comme celui de la mer égée
Perdu comme l’oiseau
Sur sa brindille au milieu des océans
Le Merapi s'est réveillé, s'est réveillé

Port

Désert des villes
Comme les Ours Blancs
On se sent chassé de quelque chose
D’aller plus loin, quitter les terres connues
Se nourrir ailleurs de beauté, d’harmonie émue
De ce qui faisait ici notre vaillance
Désormais interdite, abandonnée
Etranger à ce qui est notre quotidien
Marcher au milieu des sonneries
Cacophonie et autisme des êtres.
Voilà ce qu’il nous reste maintenant
Le recompter cent fois sur les doigts
Se souvenir jusqu’à la nostalgie
D’une existence au rythme de la débacle
Descente ineluctable depuis toujours
Sauter de glace en floes qui dérivent depuis
Suivre les courants et les baleines
Retrancher chaque fois un peu plus
De ce vieux rocher bleu et fatigué
Pour atteindre on ne sait quel continent en songes
Abrité des vents froids et retords

Rayon
Brisez maintenant tous ces mots
D’idées sans intérêts, sans volontés
Afin de voir le coeur véritable
Se dérouler devant moi
Comme la fleur qui s’ouvre
Un sourire sans but
Que le plaisir de l’avoir donné un instant
Tremblement du monde
Coeur en lévitation
Planant au dessus du temps
Ralenti infini, infime démultiplication
Retrouver l’essence
Effacer le reste sans se retourner

Désolé
Je ne me sents d’aucun clan
Errant peut-être mais libre de vous
L’amour ici-bas ?
De la tristesse infinie oui,
ne reste que l’enveloppe

Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved
Nostalgia

